Le musée est abrité dans une maison avec arcades du XIVème siècle au centre ville, proche de l’Eglise Saint-Louis.


Max Pons, dans son ouvrage « une bastide en Quercy », page 7, écrit : « Le voyageur provenant du somptueux château de Bonaguil et qui se dirige vers cette partie verdoyante du Quercy qu’on appelle la Bouriane, emprunte la fraîche et charmante vallée de la Thèze, apercevant vieilles tours, gariottes, pigeonniers et autres pans de murs qui furent glorieux… Il ne tarde pas à découvrir, au détour d’une route sinueuse conduisant à Gourdon, un campanile triangulaire, tel un lobe de pierre coiffant une butte calcaire décorée de chênes et d’arbrisseaux. C’est le beau clocher-mur de Montcabrier, une bastide de la fin du XIIIème siècle ». Puis page 41, dans le chapitre « une visite de la bastide » : « en obliquant à gauche, croisant l’actuelle boulangerie… on rencontre deux autres belles demeures aux arcades conservées, dont l’une possède une belle baie Renaissance, aux fines moulures prismatiques qui éclairait l’ancienne jugerie, selon la tradition ». La vitrine du XIXème siècle était celle de l’épicerie du village et à présent celle du musée.


Au rez-de-chaussée est présentée une collection de reliures qui retrace l’histoire du livre au cours des siècles. On y trouve en effet des incunables dans leur reliure de l’époque (XVème siècle), ainsi que des reliures représentatives des XVIème, XVIIème, XVIIIème, XIXème et XXème siècles, en veau, vélin, maroquin, pallissandre et même métal (laiton ou argent) présentées de façon chronologique. Les reliures sont parfois très sobres, mais elles peuvent être aussi richement décorées et armoriées. Les collections présentent également des livres imrimés au XVIIIème siècle, brochés, avec des couvertures de papier peint de l’époque, ainsi que des cartonnages illustrés pour les périodes les plus récentes.

 

 

Sur les murs on peut découvrir une collection de sculptures françaises ou européennes du 14ème au 17ème siècle, représentant des Saints et le Dieu du jugement dernier, qui accompagnent et illustrent les livres exposés dans les salles. L’intention primordiale est d’élargir la perception de l’objet « livre » en ne s’appuyant pas seulement sur le choix qui a été opéré dans la sélection des ouvrages proposés, mais en regardant vers d’autres univers, religion, métiers ou talents, au travers desquels s’affirme l’image fondamentale de l’écrit et de la pensée humaine dont le livre est le symbole.

 

L’étage est consacré en partie à l’écriture et à la typographie : sont exposés des abécédaires, des ouvrages de pédagogie, des ouvrages de calligraphie, imprimés ou manuscrits, ainsi que différents objets comme des lettres au pochoir, des caractères et une « casse » d’imprimerie, ou encore des faïences.


On y découvre également une collection d’affiches imprimées pour la plupart à Cahors, ou encore à Montauban, à l’époque ou la ville faisait encore partie du département du Lot. Elles sont présentées de façon chronologique de 1790 à 1852.


Enfin, une pièce est plus particulièrement consacrée au Quercy, avec des cartes anciennes, des impressions locales et des documents manuscrits et imprimés.